| 1.
smart, un constructeur à part
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| 7.
Entretien et réparation |
| 11.
Le Crossblade, un cas à part |
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| Dès
le lendemain, chacun se met au travail pour poursuivre l'élaboration du
projet roadster. Jürgen Neu, plus tard chef de projet de développement
se souvient : "Nous avions convenu qu'il fallait tout d'abord définir
des proportions. Volker Leutz, le chef de service du bureau d'étude a alors
dessiné quelques esquisses à table et a apporté le jour suivant
un premier modèle avec les proportions. Tout le processus de design s'est
alors mis très rapidement en uvre." Toute la partie centrale
de l'auto est rapidement mise en uvre sur les planches à dessin puis
il faudra plusieurs propositions pour affiner l'avant et l'arrière. Le
concept de la cellule tridion inspirée de la moto avec le cadre apparent
comme sur la city coupé est repris. Les pièces d'habillage seraient
quant à elles toujours en plastique (les body panels). Autre axe de travail,
le roadster devra afficher des muscles tendus par une empreinte au sol élargie
par rapport à la city coupé, et une face avant plate. Les stigmates
d'une voiture de sport. Le responsable du design Hartmut Sinkwitz fait alors travailler
son équipe sur différentes esquisses, puis ensuite chacune est mise
en concurrence, discutée et commentée. Et chaque point positif ou
convaincant est repris pour être travaillé plus en détail
et en profondeur. Toutes les premières esquisses ont été
réalisées en premier lieu au stylo à bille ou au crayon à
papier. Elles ont permis ainsi d'affiner le projet. Par la suite, un mélange
de toutes sortes de techniques est utilisé: stylo à bille, gouache,
feutre, crayon à papier, craie, peinture à l'huile, ordinateur. Volker
Leutz a souhaiter que l'équipe travaille sur un design qui développe
un concept à partir du produit lui-même, en étant fidèle
ainsi l'expression " form follows function ". Le nombre d'esquisses
proposées s'accélère dont certaines présentent des
excentricités de style comme des flammes peintes sur les body panels ou
des pots d'échappement type camion US. Toutes ces esquisses servent de
point de départ pour le travail d'échange car les esquisses "
de base " sont accrochées au mur en permanence et manipulées
pour permettre de nouvelles explorations de détails. Dans le même
temps, les designers essaient de tenir compte des contraintes de la technique
propre aux automobiles. Ce que confirme le responsable design Hartmut Sinkwitz
à ce sujet: "Un bon designer à un sens pour tout ce qui est
technique et reconnaît néanmoins la marge dans laquelle il peut exprimer
pleinement sa créativité". Puisque la partie centrale du roadster
smart est quasi figée, reste à peaufiner les détails et surtout
donner une physionomie à ce futur roadster qui symbolise la marque smart
et le produit. "Une vraie smart devrait d'autre part toujours être
un peu pince-sans-rire", pense Volker Leutz à ce sujet. "Nous
ne voulions pas concevoir une voiture de course mais revenir aux valeurs classiques
du roadster. Cela signifie, éprouver beaucoup de plaisir à conduire
pour très peu d'investissement de matériels à cause de la
position extrême des sièges, à cause d'une petite voiture,
très légère taillée sur mesure." Noël
1998, le projet se matérialise
Les designers sont satisfaits
de leurs esquisses et sont tombés sur un consensus acceptable et surtout
apprécié de tous. Les techniciens ont également été
intégrés très en amont dans le travail des designers afin
d'accélérer et de rendre crédible la faisabilité technique.
Leur travail est essentiel afin de pouvoir s'assurer que le trait du designer
ne sera pas entravé par des contraintes techniques imprévues. Il
faut en effet que chaque composant puisse être logé sous " la
peau " du roadster smart, sans qu'il n'interfère ou gêne les
autres, et sans que cela créé des " verrues " sur la carrosserie.
Les techniciens ont recours à la CAD qui leur permet d'avance très
rapidement et de stocker les données et contraintes de chaque composant.
Ce travail des ingénieurs d'intégration est appelé concept
dimensionnel du point de vue technique ou également appelé package.
"C'est ici qu'on détermine par exemple que le bloc de diffusion
d'air ne doit pas dépasser telle ou telle dimension, qu'il devra avoir
l'une ou l'autre forme parce que le module de l'airbag doit pouvoir encore y trouver
sa place au-dessus" raconte le designer Volker Leutz. "Tout cela
est étudié avec soin à l'aide de l'ordinateur. Nous disposons
pour cela des données CAD pour chaque pièce qui sont regroupées
à l'aide d'un logiciel spécial. Et tout cela doit bien entendu loger
sous la peau extérieure". |