Les maquettes des roadster et roadster coupé smart

A l’aise dans ses baskets !
Au-delà de l’intégration technique, il faut également prévoir la place pour les occupants, ainsi que leur ergonomie et position. Jürgen Neu, chef de projet au bureau d’études: « Pour que la voiture soit la plus proche possible de l’étude réalisée, nous avons confectionné le package aussi étroit que possible. La voiture doit convenir au conducteur comme une basket. Petite, compacte, avec néanmoins suffisamment de place pour se sentir à l’aise. Ergonomique et bien pensée. La position assise très basse entre les roues, l’allongement de l’empattement et le centre de gravité très bas ont été étudiés dès le début de sorte à procurer un maximum de plaisir de conduite ». La smart city coupé s’était fait remarquée dans sa cahier des charges par le souhait émis par Nicholas Hayek à l’époque de pouvoir mettre une caisse de bières dans le coffre. Cette idée chère à smart a été reprise pour le roadster avec le coffre avant (la  » baignoire  » comme le surnomme les amateurs de roadster) qui permet de transporter une caisse de boissons.

On sculpte…
Après quelques ébauches au  » Tape  » sur une projection orthogonale, le travail des modeleurs peut commencer avec comme matière première comme chez tous les constructeurs automobiles, la Clay . L’avantage de ce matériau est qu’il se ramollit à 50-60° mais reste dur à la température ambiante. Les modeleurs vont s’employer à créer une première maquette à l’échelle 1:4. Ils partent donc d’une forme approximative taillé dans une mousse en polyuréthane puis ils appliquent la Clay chauffée dans un four dessus pour ensuite la modeler en s’inspirant des esquisses et de l’ébauche en tape. Hartmut Sinkwitz, responsable design, explique que « Lorsque les travaux préliminaires sont bien faits, lorsque les dessins présentent des coupes, un modeleur expérimenté est capable de donner à la voiture sa forme à 90% du premier coup ». « Chaque projet est bien entendu repris avec quelques nouvelles idées, mais c’est bien là le métier. C’est cela notre travail: faire passer nos idées dans le modèle ». Malgré l’informatisation à outrance dans tous les métiers, et même la CAD, la main de l’homme, voire même de l’artiste dans le cas présent reste déterminante du succès d’un dessin d’une auto. Les propos de Volker Leutz à ce sujet: « Le relief à donner à une surface, où celui-ci commence et où il s’arrête, tout cela doit être expérimenté sur le modèle. Et cela en fonction de la dernière version. C’est pourquoi nous employons des modeleurs et non des maquettistes. Les maquettistes disposent en général de dessins parfaitement cotés qu’ils vont ensuite simplement transposer. Chez un modeleur, ce sont beaucoup plus les sensations qui entrent en jeu. Il faut vivre les surfaces, voir si elles devraient être plus tendues, si les vitres devraient être plus inclinées et ainsi de suite ». L’avancement de cette maquette à l’échelle 1:4, permet de comparer à tout moment la filiation fidèle avec les esquisses des designers, mais aussi de faire des comparaisons avec les vues en 3D. Enfin, la première matérialisation d’une nouvelle smart est là sous les yeux d’une poignée de privilégiés acteurs et/ou décideurs.

La première maquette échelle 1:1.
Après la réussite de la maquette à l’échelle 1:4, les modeleurs peuvent alors envisager la phase suivante, évidemment plus excitante encore qu’est l’échelle 1:1. L’avantage de ce deuxième jet, est que les données 3D ont été intégrées dans les ordinateurs et que l’on va donc pouvoir fraiser et sculpter directement l’argile par ordinateur. La base est un corps en treillis d’acier qui servira de structure (un peu comme les châssis tubulaires en quelque sorte) puis des plaques en mousse de polyuréthane rigide forment le volume approximatif de la voiture. L’échelle 1:1 est également l’occasion de corriger certains défauts ou d’améliorer des détails qui n’auraient pas été vus sur l’échelle précédente. Pendant toute cette phase de modelage et de tests, les hommes de la technique sont également toujours présents comme des anges gardiens de la faisabilité. Des éléments comme le pare-brise (notamment sa courbure) notamment ou les portières doivent être vérifiés très en amont sous peine de problèmes rencontrés par la suite en fabrication. Pour donner enfin un aspect presque comme une vraie voiture, un film spécial est apposé à l’emplacement réservé aux vitres et pare-brise, et le prototype est mis en peinture. L’illusion est saisissante et nous sommes alors en mai 1999.

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