Mon
premier contact avec le roadster smart fut au Mondial de Paris en 2002. Les smart
roadster et roadster coupé n'étaient alors pas encore commercialisés,
mais déjà présents sur le stand smart. Comme la majorité
du grand public, pas encore réellement initié au monde smart ni
à son avant-gardisme conceptuel réel, je fut cependant littéralement
charmé par ces deux petits roadsters qui semblaient tout droit sortis des
années 60 ! Celui qui attira le plus mon attention était un roadster
coupé bleu (Star Blue métal) avec ses jantes Trackline de 15 pouces
multibâtons.
La
similitude de concept et de gabarit/ligne avec les berlinettes A110 Alpine et
les JiDé et Scora me sembla alors évidente... Ce fut un premier
contact purement visuel mais d'emblée j'étais envoûté.
N'ayant pas pu connaître en tant que conducteur le lancement et l'euphorie
de modèles comme la Peugeot 205 GTI d'alors, l'excitation de pouvoir vivre
ce genre d'évènement avec des autos sportives et charismatiques
tout en restant phsychologiquement accessibles financièrement, était
alors intense... Cela permettait au moins de me dire intérieurement en
la voyant, "un jour j'en aurai une !" Et encore, bien que mon imagination
et passion étaient alors en plein éveil, devant ces petites puces
qui me faisaient de l'oeil sur le stand smart, avec leur bouche qui semblait me
sourire et leurs yeux (phares) mutins, je ne les avaient pas conduite !
Acte
2 : Confirmation...
Après
le contact visuel, vint la deuxième partie qui suffit à me convaincre
définitivement que ces petits roadsters n'attendaient plus que moi... En
février 2003, j'ai pu avoir l'opportunité d'essayer dans le massif
de l'Esterel dans l'arrière-pays cannois, différents roadster et
roadster coupés, tous en 60 kW. C'étaient en fait les phases d'essais
pour les journalistes et le réseau qui n'avaient pas été
les essayer dans d'autres pays pour le lancement
officiel.
Allez savoir pourquoi, la première auto vers laquelle je
me suis dirigé était un roadster coupé. Equipé de
jantes Trackline 15 pouces comme celle du salon... Et coup de bol, elle était
équipée des palettes au volant pour les changements de rapports.
Comme à mon habitude, je n'ai rien écouté des consignes sur
les autos, et encore moins lu le mode d'emploi. Le convoi part et moi dedans trop
heureux d'être de la fête !
Immédiatement,
je me suis senti à l'aise, avec une position de conduite, naturelle, des
passages de rapports à l'aide des palettes sans complication et même
un côté très jouissif "à la manière des
autos de course !". C'était comme si j'avais conduit ce petit "bolide"
toute ma vie. Une sorte d'automatisme... Les routes tortueuses à souhait
du massif de l'Esterel (les motards en savent quelque chose) n'ont fait que mettre
en valeur les qualités dynamique de cette petite auto qui nous a rappelé
la célèbre devise de Colin Chapman (le créateur de Lotus
Cars Ltd) : "the light is right". Comprenez le poids c'est l'ennemi.
Avec un châssis posé par terre, un roulis très limité,
un gripp exceptionnel (des pneus de 205 pour 82 ch, le contraire eut été
étonnant), et surtout un poids plûme de 830 kg pour le coupé
(790 kg pour le roadster !), le plaisir est immédiat ! Certes la boîte
est un peu lente, mais on s'y fait vite (c'est déjà l'inactivité
du "pilote" pendant les passages qui rend le temps psychologiquement
plus long) et avec un peu d'habitude on peut même avoir des changements
de rapports rapides. Après une matinée d'essais (prévu toutefois
avec un pace-car en ouverture de route, et en respectant autant que faire se peut
les règles élémentaires du code de la route...), non seulement
l'auto m'avait aguichée sur le stand smart quelques mois plus tôt,
mais en plus elle m'a littéralement conquise ! Elle m'a même rappelé
les sensations non édulcorées que me prodiguaient mes Peugeot 205
GTI qui m'on servit souvent de moutures de tous les jours, voire même de
voyageuses au long cours (le record étant un voyage de 5 semaines au Portugal
avec 5500 km à la clé en 205 GTI 1.6 115 ch... le pied absolu !
du barouf, des performances et un charisme authentique...). La cause était
entendu, désormais il faudra pour moi que le futur se conjugue au smart
roadster. Quand, comment et avec quel budget, je n'en savais rien, mais il faudra
bien y passer !